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mercredi 6 octobre 2010

Tranche de News : M.Hardy, Chris Benoit, Goldust


Matt Hardy, l'homme à double facette, a posté sur son twitter qu'il serait absent quelques jours, et qu'il reprendrait contact sous peu avec ses fans...mystère et boule de Hardy!

Il y a quelques années, le catcheur de grand talent Chris Benoit mettait fin à ses jours ainsi qu'à ceux de sa famille, une perte humaine sans prix qui avait beaucoup marqué à l'époque. Cette dramatique histoire deviendra bientôt un film, que l'on espère sans concession sur le dopage dans le sport en général et dans le catch en particulier, tiré du livre de Irv Muchnik : "Chris and Nancy".

Autre livre, autre grand talent, bien vivant, celui là, et qui se dévoilera dans une autobiographie à paraître en Décembre, c'est Goldust, à savoir, Dustin Rhodes, fils de et frère (aîné) de, pour "Cross Rhodes : Goldust, Out Of Darkness"
Un livre intéressant de la part d'un briscard du circuit, dont la quasi totalité de la carrière se sera effectuée sous maquillage (on pense à Goldust, mais aussi à Seven, par exemple). Et avec l'expérience de Dustin Rhodes, les anecdotes ne devraient pas manquer...


Bannister

vendredi 1 octobre 2010

VSD et le catch : Peut mieux faire...

Photo du magazine VSD.


C'est grâce à la partie de la couverture sur l'actrice Christina Hendricks, qui m'a fait littéralement tombé sur les genoux, que j'ai découvert le VSD d'hier. Détournant difficilement les yeux vers le bas du magazine, j'ai pu y voir que l'on y trouverait, également, un article sur le Catch, la "folie" du moment. Je me dis qu'un article relatif au catch dans un magazine à très grand tirage, avec une vision de l'extérieur, de journaliste, ça doit être intéressant.

Me voilà donc mon VSD sous le bras. Et puis, finalement, après lecture, je dois dire que c'est plutôt décevant. Alors, à l'entame de l'article, grosse photo avec la légende présentant John Cena en pleine action et un catcheur de la Nexus nommé... Evan Bourne. Bon. Déjà, ça commence mal, doublement, en plus, parce que, et d'un, Evan Bourne ne fait pas partie de la Nexus (je ne vous apprend rien) et de deux, le catcheur en photo, qui est effectivement dans le groupe Nexus, est en fait David Otunga. Soit, c'est pas l'erreur du siècle, mais c'est quand même de l'information...

Le contenu après ça, titré "Catch machine", plutôt court (une page pour l'article, le reste concernant quelques photos), se base ensuite uniquement sur la WWE et le business du catch, et donc, sorties les histoires de prix du billet, de management et de marketing, c'est la peau de chagrin pour ce qui reste.
Un petit point positif sur l'encart concernant Kevin Dunn, mais dans l'ensemble, c'est un survol d'une très grande hauteur sur le monde du catch, enfin, de la WWE, et sur son engouement.

Normal me direz-vous, il fallait s'y attendre. La promesse de la couverture est loin d'être tenue, surtout concernant les "rois du ring", mais le plus décevant, c'est qu'avec un minimum de recherche, même en se cantonnant à Internet, il y aurait eu matière à rendre cet article mille fois plus intéressant. Ici, à l'inverse, on a l'impression qu'on a pas cherché ce qu'était le catch, mais qu'on nous a lâché un truc vite fait, sans implication, et qu'on l'a mis en couverture juste pour augmenter les ventes.
Et à l'arrivée, pour qui ne connaît pas la catch, et qui lira le texte d'Antoine Dreyfus : le catch, ça vient des USA, ça se résume à la WWE, et à sa fortune.

Dommage.


Bannister machine.

Bragging Rights 2010 avec la Nexus?


Comme vous pouvez le voir avec le poster officiel du ppv de la WWE : un symbole de la Nexus apparaît dans le titre du show Bragging Rights. Cena étant également sur l'affiche, que peut on en conclure...Et bien logiquement, si le match au Hell in a Cell de Dimanche trouve sa fin, John Cena devrait avoir rejoint la team N au moins jusqu'à Bragging Rights. Mais cela ouvre sur d'autres possibilités, Cena peut-il retourner le groupe Nexus contre Barrett, par exemple et d'ici là? Vince McMahon pourrait-il nous gâcher cette confrontation du 3 Octobre par une fin en queue de poisson?...pour mieux la terminer le 24 Octobre à Bragging Rights?
En tout cas, le N de la Nexus n'a pas finit de faire parler.


Bannister, en bandeau pour la tête.

Tranche de news: Abyss se renforce, Undertaker sur la fin? et Heel Turn de Kaval.


L'association AAA-TNA ayant l'air de suivre sa route tranquillement, on peut donc se projeter sur les nouveaux visages que l'on devrait voir dans les prochains mois, chez Dixie Carter. Il se dit que le géant aux cheveux gras Abyss pourrait se faire un clan, et que ses acolytes pourraient venir justement de la AAA : Zorro et Cibernetico (photo)!

Ça bouge aussi du côté de la WWE, qui vient de faire sa toute première incursion en Chine, un marché à prendre qui donne des idées à Vince McMahon...
WWE encore, où l'on commence à préparer les 20 ans de carrière du Phenom, ce dernier avait déjà émis l'idée de terminer avec son manager à ses côtés, ça, c'est fait. Pour la suite, il s'envisage fortement, chez les créatifs, un Buried Alive match pour les Survivors Series, contre Kane. L'Undertaker serait-il vraiment aussi près de la retraite que ça?

Kaval étant aujourd'hui revenu en complète santé, on se dit que c'est le moment de faire ce qui avait été décidé à ses débuts à la fédération de Stamford : le faire feuder contre Rey Mysterio, lui aussi revenu en forme. Pour cela, première étape : qu'il monte en puissance et qu'il effectue son heel turn.

Voilà, à bientôt, pour une nouvelle tranche de news.


Bannister.

mardi 28 septembre 2010

Tranche de news: WWE qui plonge et TNA qui se développe!


C'est la deuxième semaine consécutive que l'émission RAW fait des scores médiocres au niveau de l'audience, sous la barre des 4 millions de téléspectateurs, et on commence à se poser beaucoup de questions, du coup, sur la tactique à appliquer pour reprendre très vite la marche en avant.

Pendant ce temps, à la TNA, même si tout n'est pas rose non plus, une très bonne nouvelle pourrait donner ce souffle d'énergie que la compagnie cherche depuis plusieurs mois déjà, matérialisé par une entente avec la compagnie qui marche fort en ce moment au Mexique: la AAA. Jeff Jarrett, qui était dépêché sur place a même posté un message sur Twitter qui laisse présager du meilleur:
"Excellents contatcts ces derniers jours à Mexico City,2011 s'annonce excitant pour la TNA au Mexique..."
On pourrait donc voir, ou découvrir pour certains, quelques uns des meilleurs lutteurs de la AAA en crossover avec la TNA, la meilleure nouvelle en provenance de la compagnie de Dixie Carter depuis un très long moment!


Parce que la fédération de Stamford n'est pas que cette machine ultra médiatique sans âme, et que son boss n'est pas qu'un Terminator sans cœur, nous clôturerons cette tranche de news avec cette marque de respect de Vince McMahon envers Mick Foley, le boss à autorisé la publicité du dernier livre du grand Mick "Countdown to lockdown", pendant une émission de la WWE (RAW), alors que celui ci fait parti des cadres de la TNA. Pourquoi donc? Pour le remercier de son implication et de sa fidélité du temps où il était chez lui. Tout simplement.

Et à bientôt pour autre tranche de news...

Bannister.

Hell in Cell 2010 : une partie des matchs.


Le 3 Octobre, à l'American Airlines Center, aura lieu le Hell in a Cell.
Pour l'instant, les matchs prévus sont:

John Cena vs Wade Barrett , si Cena perd, il rejoint la Nexus, si il gagne, la Nexus est dissoute.

Kane vs The Undertaker, pour le championnat poids lourds, avec le retour de Paul Bearer, on voit mal le Phenom passer à travers son match, mais en enfer, tout est permis!

Daniel Bryan vs The Miz vs John Morrison, pour la ceinture US, pour l'instant le match le plus attrayant!

Sheamus vs Randy Orton, pour la ceinture WWE, Orton vit mal son face turn, Sheamus se régale en Heel, un match ouvert.

Plus de détails bientôt...

Bannister.

jeudi 23 septembre 2010

Tranche de news WWE : ils y étaient...


Elle y était, elle n'y est plus! Mickie James quitte la WWE et prend le chemin de la TNA après un accord passé avec Dixie Carter, démarrage sous peu avec en ligne de mire le PPV Bound For Glory le 10/10.

Il y était, il y reviendrait volontiers! C'est JBL qui le dit, dans un entretient pour le "Right after Wrestling" : "Je suis un type de la WWE, je n'ai rien contre la TNA et les autres, alors si la WWE m'appelle pour me proposer un truc, je le ferai probablement."

Il y était, et il en a eu marre! Shelton Benjamin revient pour nous sur sa fin de parcours à la WWE, via son Twitter : "Si je pense que j'aurais mérité d'être champion du monde? Bon sang OUI!Est ce que j'ai été sous utilisé? Sans aucun doute. Est-ce que j'ai une chance avec la WWE? NON! J'ai besoin d'être loin de la WWE pour pouvoir évoluer en tant que "performer". Il y a beaucoup de choses qui craignent dans cette compagnie, mais je n'ai pas le temps de m'étaler là dessus.

Il y est toujours, et on risque de le voir un peu plus! Il s'agit de Zack Ryder, que la WWE a choisi de "pusher", influencée directement par la série US "Jersey Shore" ( télé réalité sur les aventures de jeunes adultes en colocation au bord de la plage).

Et à bientôt pour une prochaine tranche de news.


Bannister, en tranche et sans la croûte.

mercredi 22 septembre 2010

Shark Boy, le sourire du requin.


C’est un catcheur atypique et très attachant que ce Shark Boy, alias Dean Mathew Roll.

Roll débuta sa carrière en 1997, et déjà masqué, sous le nom de El Piranha, à la Heartland Wrestling Association (HWA), après deux années d’entraînement avec Les Thatcher, dans son école de catch pro, la Main Event Pro Wrestling Camp (Umaga, Jimmy Wang Yang, ou encore Charlie Haas sont également passés par là). Il apparaît à la HWA aussi sous les traits, et sans masque, d’un autre personnage, Dean Baldwin. C’est l’année suivante, alors qu’il intègre la Independant Wrestling Association (IWA), qu’il développe son personnage de Shark Boy. Il participe à plusieurs émissions de télé, et documentaires, en 1998. Dans la foulée, il décide de protéger son idée, et dépose le nom de Shark Boy, pour devenir le seul propriétaire de son personnage.

Il participera dès 1998 à plusieurs éditions du Brian Pillman Memorial Show (en l’honneur du catcheur Brian Pillman décédé d’un arrêt cardiaque en 1997), un spectacle qui voit s’affronter des catcheurs venus du circuit indépendant et d’autres venus de fédérations majeures (ECW, WWE, WCW), dont les fonds vont aux enfants de Pillman. Shark Boy remporte le show en 1999. Doté d’une très solide base de fans, proposant un catch racé, et sachant faire le show, Roll va décrocher son premier ticket dans une grosse fédération de l’époque, la World Championship Wrestling (WCW), une expérience qui durera six mois. C’est la World Wrestling All-Stars (WWA) qui fait ensuite appel à lui, il croise là bas certains futurs grands noms comme Kazarian, A.J Styles, ou Christopher Daniels, et voyage en Europe, où il étoffe encore son noyau de fans. Suit un court séjour à la Xtreme Pro Wrestling (XPW), avant de plonger dans le grand bain de la Total Nonstop Action Wrestling (TNA) à partir de 2002. Il débute dans la X-Division par la petite porte des jobbers, il catch ensuite en équipe, sans trop de succès, entre autre avec le spécial Curry Man. Il fait en parallèle un bref passage à la World Wrestling Entertainment (WWE), suit une Kayfabe à la TNA qui le voit plongé dans le coma suite à plusieurs blessures, avant de revenir un peu atteint dans une parodie de Stone Cold Steve Austin, un Stone Cold Shark Boy, en somme.

Sa première évolution à la TNA commencera avec ses prises de parole au micro (on ne l’entendait pas avant). Après cela il participe au Pay Per View (PPW) de la TNA TerrorDome, où une blessure (bien réelle) le tiendra éloigné des rings un moment. Il intègre à son retour une équipe de pourfendeurs de méchants catcheurs, la Prince Justice Brotherood, avec Curry Man et Super Eric, une équipe aux succès mitigés.

On le voit ensuite de moins en moins aux avants postes, reprenant, au grand désespoir de ses fans toujours fidèles, son rôle de jobber ou dans les rares bons jours, de Mid Carder. Il participe fréquemment à l’émission web Spin Cycle diffusée sur le site de la TNA, et il lui arrive de laisse un billet d’humeur sur F4Wonline.com, sous le pseudo deadseadrop.

Dean Roll a ouvert une école de catch professionnelle en 2004, The Shark Tank, en Ohio.

L'Ange Blanc, des ailes de légende.


Pour ceux qui ont, ou ont eu, la chance d’avoir des parents ou des grands parents qui aimaient le catch dans leur prime jeunesse, vous avez certainement entendu parlé de « l’Ange Blanc », dans un élan de nostalgie, pendant que vous regardiez votre catcheur préféré se lancer dans un finisher d’un autre monde, du haut d’une échelle. L’Ange Blanc ? Mais qui était-il ce lutteur, pour que l’on en parle encore aujourd’hui ? Comment est-il entré dans la légende ? Comment, nom d’un chien, l’Ange Blanc pouvait-il se retrouver à lutter un même soir…dans plusieurs ville différentes ?......

Nous sommes dans les années 50. Dans cette France de l’après guerre, on a besoin de croire de nouveau, on a besoin de se sentir revivre, d’avancer, de rêver. Venu du Mexique, en passant par l’Espagne, une nouvelle forme de lutteur vont naître sur le vieux continent : les catcheurs masqués. Parmi eux, l’ultime référence, un véritable fantasme social, un tourbillon de justice et d’honneur : « L’Ange Blanc ». Dès ses débuts, l’Ange Blanc impressionne, masque, cape, tout est immaculé, il prévient : il est ici pour tancer les mauvais garçons, avec lui, les méchants seront châtiés. Fin technicien, belle prestance, ce catcheur mystérieux met le feu aux poudres : des femmes s’agenouillent à son passage, on lui baise les mains, il incarne le héros, le sauveur par excellence, un ange purificateur fantasmé qui sort des frontières du sport pour envahir tous les supports publicitaires de l’époque, on se déplace en masse voir ses combats, jusqu’à 15000 personnes en une soirée évènement, il atomise les entrées des meilleurs matchs de boxe de l’époque ! L’Ange Blanc est partout et est même engagé pour suivre le tour de France de cyclisme, combattant un méchant à la fin de chaque journée. Tous les mauvais garçons sont tombés devant l’Ange Blanc, le terrible Bourreau de Béthune, Roger Delaporte ou encore Popoffh le Gitan, entre autres ont goûtés aux coups de l’icône, et à l’époque, les coups étaient tout de même portés, certes à un niveau convenable, mais assez pour être bien sentis (coup de pieds chassé, double nelson…) se rapprochant par là du catch japonais ou mexicain.

Devant tant d’ardeur et de demande, la tentation fut trop grande de multiplier les apparitions du lutteur : jusqu’à sept villes purent l’accueillir dans la même soirée, une aubaine masquée, en somme, et un étendard fabuleux pour sa fédération : la Fédération de Catch Professionnel (il existait à l’époque 4 fédérations différentes, mais les combats étaient en commun.).

Alors, pour l’Ange Blanc, le vrai, ça suffit. Il tombe le masque, son nom ? Francisco Pino Farina. Il laissera le personnage à d’autres (Charles Eltes ou Gilbert Péchard par exemple). Mais désormais Francisco catchera à visage découvert, avec bien sûr bien moins de fan mais avec tout autant de plaisir et bien d’autres succès.

Francisco Pino Farina s’est éteint au début des années 80, il restera comme le premier Ange Blanc, celui qui a transfiguré les foules, tout de blanc vêtu, un lutteur au masque, un masque de légende.


Bannister, blanc comme un linge.

Mistico, icone de la Lucha Libre.


Fin d’année 2009, tremblement de terre dans les rédaction de catch : la WWE aurait réussi à signer l’un des catcheurs les plus doués de l’histoire, Mistico. Tous ceux qui le connaissent commencent à s’enflammer, puis on le donne partant pour la branche développement de la WWE…Mistico à la FCW ? Finalement, renseignements pris, c’est un autre « Mistico » que la WWE a engagé, Mistico de Juarez.

Cette petite histoire pour dire quoi ? Et bien pour souligner déjà la célébrité de ce catcheur, et l’attente qu’il provoque, même de la part de ceux qui l’ont rarement vu (à ce titre, merci Internet)….

Mistico est né le 22 Décembre 1982, à Mexico. Il grandit dans le quartier de Tepito, dans une famille de lutteurs. Son père, connu sous le nom de scène de Dr Karonte est son premier entraîneur, c’est grâce à lui que le jeune Mistico peut débuter sa carrière dès l’âge de 13 ans (profitant également d’une certaine tolérance au Mexique pour ce sport). Son Oncle, Tony Salazar est aussi un soutient important et prendra par à son entraînement, ancien catcheur, il est aujourd’hui un officiel très influant à la CMLL.

Mistico débute donc officiellement un 30 Avril 1998 à Mexico City, il rend hommage à son père en reprenant son nom, comme cela se fait souvent dans la Lucha Libre, et devient le Dr Karonte Jr. Il changera plusieurs fois de nom après ça, Astro Boy au début des années 2000 (en hommage à un frère disparu), où il commence à faire parler de lui et ébauche son style, ou encore Komachi lors de son passage au Japon en 2003 à la NJPW (New Japan Pro Wrestling), puis en 2004, naît Mistico. A la création du personnage de Mistico, on lui offre un mentor de taille : Fray Tormenta, de son vrai nom Sergio Gutierrez Benitez, également prêtre et responsable d’un orphelinat, qui a inspiré plusieurs personnages de fiction (celui de Nacho Libre, ou l’Homme au masque d’or au cinéma, mais aussi dans le monde des jeux vidéos : King dans Tekken, ou encore Tizoc de Fatal Fury). Mistico sera donc issu de l’orphelinat du père Guttierez, lequel se chargera également de son entraînement. La légende peut s’écrire. Il démarre à la CMLL en équipe, avec Volador Jr et Misterioso 2. Dès sa première année il gagne le titre par équipe (avec El Hijo del Santo) à Gran Alternativa. Ce dernier y fera même l’éloge de son jeune partenaire. Il décroche son premier titre majeur un an plus tard, Champion du monde des lourd-légers pour la NWA (National Wrestling Association) partenaire à cette époque de la CMLL. En deux ans, Mistico va devenir la star de référence, son style hors norme, mélange de rapidité et de haute voltige spectaculaire, électrise les foules. Une célébrité qui déborde des rings, avec, entre autres produits dérivés, une bande dessinée que l’on s’arrache, et surtout qui dépasse les frontières, ce qui lui vaut d’être souvent sollicité par la WWE, ou la TNA, sans succès jusqu’à maintenant, il faut dire que la CMLL fait tout pour ne pas lâcher son poulain. En 2006 il intègre le classement du « Wrestling Observer » et devient leur « Meilleur Catcheur de l’année » ainsi que le « Meilleur Voltigeur », il est aussi présent dans le prestigieux « Pro Wrestling Illustrated » qui le classe troisième meilleur catcheur de l’année 2007 sur 500. Il enchaîne les titres en solo mais aussi en équipe. En 2008 il repart au Japon et fait évoluer sa connaissance technique avec Mike Martello et Yu Shaoyi à travers plusieurs disciplines traditionnelles, avant de prendre part à des matchs pour le compte de la NJPW (New Japan Pro Wrestling). Une tournée qui dure à peu près deux ans.

En Décembre 2008 à Armageddon, show de la WWE, on voit Rey Mysterio appliquer dans son match « La Mistica », finisher exclusif de Mistico. Hommage ou emprunt ? En tout cas Mistico lui rendra la politesse en intégrant dans sa panoplie de techniques le fameux « 619 », peu de temps après.

Mistico est un « Tecnico » (face, un gentil), mais en ce début 2010, les fans vont être cueillis. En effet, en Janvier 2010, lors du « Torneo internacional de Parejas incredibiles », un show de la CMLL où un « Tecnico » fait équipe avec un « Rudo » (heel, un méchant), et représentent une région du Mexique, on retrouve Mistico en paire avec Averno, un de ses pires ennemis. Un Mistico plutôt très à l’aise, arborant une tenue inédite, mélangeant ainsi leurs styles avec Averno. Le duo évolue même parfaitement bien, tant en entente qu’en complémentarité au cours des matchs. Un « Rudo Turn » pour Mistico ? En tout cas, le préféré des foules va aller loin, attaquant Volador Jr, avec lequel il a souvent fait équipe, lors de leur deuxième match, il fait gagner son équipe par un geste interdit. Il dira plus tard « C’est une guerre de région, et en guerre, tout est permis ». Ses premières huées. Mais pas ses dernières. Une feud débute avec Volador Jr, et Mistico prouve définitivement qu’il tourné sa page « Tecnico ». Un Mistico méconnaissable, vicieux et méchant, qui s’acharne sur les masques de ses adversaires. Il perd ses deux premières confrontations avec Volador Jr, et perd également son titre de Champion Lourd léger du Mexique. La rupture est consommée, Mistico ouvre un nouveau chapitre en tant que Rudo, et se proclame « Le plus grand catcheur de Lucha Libre ».

Une période floue pour le lutteur qui assume mal son statut de mauvais garçon, et comme un signal, les créatifs de la CMLL, de leur côté, gère mal le personnage de Mistico Rudo. Mistico reprend donc petit à petit sa transition de rudo vers le tecnico, alors que Volador Jr, fait le voyage inverse, à son tour!

Mistico peut désormais se redonner bonne conscience, il est redevenu tecnico, mais son passage forcé du côté sombre à tout de même laissé des traces dans les mémoires.


Bannister masqué.

Necro Butcher, le Hardcore comme Religion.



Il existe des noms de ring qui claquent plus que d’autres, le Necro Butcher est de ceux là. Faisons un petit peu de grec (deux secondes, partez pas en courant) : necro vient de nekros, la mort. En anglais « butcher » veut dire boucher, je vous laisse associer les deux mots. Mais là où un simple catcheur se contenterait d’un nom avec un fort impact, le Necro Butcher aligne ses prestations au niveau de son nom de scène (ou presque).

Dylan Keith Summers, de son vrai nom, né le 13 Juillet 1974, à Morgantown (Ouest de la Virginie) a choisi une voie du catch très particulière qui est celle du hardcore et de l’ultraviolence. Et ne vous y trompez pas, cet homme qui a plus l’allure d’un pilier de bar que d’un catcheur est bel et bien une référence dans son domaine.

La carrière du butcher démarre en 1998, après 4 ans d’armée. En trois ans il se forge une petite réputation dans les fédérations indépendantes en tant que lutteur hardcore, d’abord sous le nom de Private Dylan Summers, puis Private Dylan Sanders, avec un gimmick de soldat, et à partir de 1999, du Necro Butcher, sur une idée de David Farmer, promoteur d’une nouvelle fédération de catch : la Insane Hardcore Wrestling (IHW). Il grimpe très vite dans ses premières fédérations, devenant champion à la IHW puis à la TCW, quittant cette dernière après une bagarre (réelle) avec son promoteur.

Début des années 2000, le Necro Butcher est enrôlé à la IWA Mid South, et va gagner en visibilité et accroître plus encore sa réputation, au-delà de l’underground des fédérations hardcore, y laissant souvent du sang et quelques lambeaux de chair, contre des matchs d’anthologie (nottament contre Samoa Joe et Low Ki) et deux titres : Le roi du Deathmatch (2002) et l’IWA gold pour un Death Match Title (2007).

A partir de 2002 CZW (Combat Zone Wrestling) va faire appel à lui pour son tournoi sanglant : le Tournoi de la Mort, dès sa première édition en 2002.Il y perdra assez tôt, mais sent que ce tournoi est fait pour lui, et grimpant dans les tours, s’agrippant à chaque nouvelle édition, il est enfin récompensé à son quatrième essai et devient le premier catcheur à avoir gagné deux tournois majeurs du hardcore, le King of Deathmatch, et le Tournament of Dead.

Slalomant facilement d’une fédé à une autre, le Necro Butcher intègre la JCW (Juggalo Championship Wrestling) en 2003, pour le tournoi Gathering of the Juggalos. Censé être filmé pour une retransmission, le tournoi s’avéra particulièrement entaché de plusieurs échauffourées entre fans, créant la confusion et rendant l’ enregistrement très peu exploitable. C’est à la JCW que le Necro Butcher trouve son meilleur partenaire en équipe. En effet, après s’être affrontés pour la première fois à ses débuts, puis une paire de fois ensuite, Mad Man Pondo et le Necro Bucther décident de s’associer en double. Une série de matchs qui aboutit au titre de la JCW de champions par équipe, malgré une animosité qui refera surface. L’équipe se séparera quand le Necro Butcher intègrera le ROH (Ring Of Honor) en 2006. Il y fait une apparition tout d’abord lors d’une invasion de la CZW sur la ROH, puis en devient un membre officiel dès l’année suivante. Le Wrestling Observer Newsletter Awards lui a décerné le prix de Brawler de l’année par deux fois, en 2008 et 2009, prouvant que le Necro Butcher pouvait catcher sans avoir forcément besoin d’éclater des néons, de frictionner avec des barbelés ou d’exploser des vitres. On peut le voir un court moment dans le film « The Wrestler » avec Mickey Rourke, pendant des séquences filmées à la ROH. Le Necro Butcher est un adepte du Chokeslam, dont il distille de subtiles variations, qui pourraient être invisibles à l’amateur, mais, comme il le dit, « que les experts devraient apprécier ». Il y met pour cela beaucoup de travail et de concentration. Dans un entretien en 2007 pour « WrestlingFever » Summers se dit prêt a catcher dans les shows de la TNA ou de la WWE, mais serait surpris qu’ils fassent appel à lui un jour, à cause de sa sanglante réputation.


Bannister dans les barbelés.

dimanche 19 septembre 2010

Night Of Champions : le programme.


C'est Dimanche, le "D" Day aux States pour le PPV de la WWE : Night of Champions.
Au programme :

Sheamu vs Wade Barrett, vs John Cena, vs Randy Orton, vs Edge, vs Chris Jericho, dans un match à élimination pour la ceinture WWE.
Le Phenom Undertaker vs Kane, dans un No Holds Barred Match, pour le titre poids lourd, et surtout, pour un point final à l'affrontement?

The Miz vs Daniel Bryan, pour le titre de Champion US.

Dolph Ziggler vs Kofi Kingston, encore pour la ceinture intercontinentale...

The Big Show vs C.M Punk, juste pour le plaisir.

The Hart Dynasty vs une équipe mystère (la rumeur parle de Cody Rhodes et de Drew McIntyre) pour le titre par équipe.

Melina vs Michelle McCool, pour l'unification des ceintures féminine et diva.

Un show qui devrait réserver un bon lot de surprises (Ah, si Bryan pouvait gagner ce titre!), tant les matchs sont alléchants (sauf peut être le Ziggler-Kingston, trop utilisé). S'il est fidèle à sa réputation (et il l'est toujours), l'Undertaker devrait nous livrer une prestation d'anthologie avec Kane!

Bannister in peace.

samedi 18 septembre 2010

Shawn Michaels au coin du feu.


C'est notre retraité préféré, qui prend la parole pour répondre en vrac, à quelques questions qui reviennent souvent dans la bouche des fans, via son Twitter, Facebook, ou son site theshawnmichaels.com. On peut le voir sur Youtube, le HeartBreak Kid à l'air en forme, même si, sous sa casquette MRA, et ses petites lunettes, il fait plus son âge que sous les projecteurs.


Dans le désordre, voici donc quelques extraits des réponses du HBK:

Concernant Triple H et son compte Twitter:
"Au jour d'aujourd'hui, il n'en possède pas. Il a pu utiliser le mien lorsqu'il le voulait, mais n'a pas encore son propre compte"

Son match préféré?
"Il y a plus qu'un match qui me sont chers(...)Mon match marathon contre Brett Hart, WrestleMania contre Kurt Angle (...) Le WrestleMania 19 contre Chris Jericho (...) et un match dont personne ne parle, c'était contre Randy Orton, avec la stipulation de na pas utiliser mon superkick, j'ai bien aimé ce match parce qu'il y avait une belle opposition de style, avec un combat au millimètre".

Sur le Général Manager de Raw:
"Est-ce que je suis le GM de raw? Non. Est-ce que je sais qui est le GM de Raw? Non. On ne m'a rien dit là dessus, et il y a une raison à ça, c'est parque que je n'ai rien demandé."

Pourquoi la retraite?
"Il le fallait, c'était obligé. C'était le bon moment pour le faire."

Et à quand le retour?
"Comme catcheur, jamais (...) par contre j'espère dans un futur pas trop lointain, pouvoir faire une apparition, ça je ne serais pas contre(...) En tout cas, si ça doit se faire ça sera uniquement à la WWE, vous ne me verrez jamais autre part, la WWE ça a été toute ma vie."

Concernant, enfin, sa vie de chrétien: est-ce dur? (Shawn est un New Born Christian, c'est à dire qu'il s'est ouvert à la religion catholique sur le tard, après un travail de repentance).
"Si il est dur d'être chrétien? La réponse est non. Cela a pu l'être au début, parce que je n'étais pas assez bon, mais c'est une construction. Je suis comme vous les gars, c'est un travail quotidien".

Et à bientôt pour d'autres news.

Bannister.

René Ben Chemoul : le Tigre s'en est allé.


René Ben Chemoul, c'était le catch d'après guerre, le champion poids moyens incontestable. C'était une lutte dynamique (il fut formé à la lutte greco-romaine), des matchs d'anthologies, l'âge d'or.
"Le Tigre de la lutte", comme on l'appelait, aura bravé les coups et les blessures (environs 400 répertoriés, tout de même), pour inscrire son nom au palmarès de la lutte française et à sa noblesse.

Il a rejoint ces jours-ci d'autres illustres camarades au paradis des catcheurs, sur un ring éternel, un écrin dans les nuages, dans lequel le tigre rugira toujours.


Bannister.

vendredi 17 septembre 2010

John Cena : un Heel Turn programmé?


John Cena, c'est un peu la sucrerie de la WWE en manque de star. Un push énorme et de longue haleine lui a permis d'être là où il est aujourd'hui, ça, et une masse de travail conséquente. Il faut au moins lui reconnaître ça : John Cena est un gigantesque bosseur.
Le taulier Vince McMahon a mis du temps à s'y faire, mais il s'est amplement rattrapé ces dernières années au niveau merchandising et premiers rôles dans les productions WWE, même si Cena vend plus de babioles que d'entrées cinéma.
Et donc, Wrestlemania 27 approchant, on s'est rendu compte du côté de la fédération de Stamford, qu'aucune affiche, qu'aucun angle, qu'aucun main event ne se profilant à l'horizon n'était vraiment passionnant...et le divertissement, la WWE, c'est quand même sa marque de fabrique.
Du coup, branle bas de combat chez les créatifs, priés de pondre LA surprise qui saura rameuter les fans pour le prochain Wrestlemania, et ce qu'il en sort, pour le moment, serait ce fameux Heel Turn de Cena.
En soit, pourquoi pas, l'homme tourne un peu en rond dans ses feuds, et tourne un peu à vide dans ses objectifs.
L'affaire est délicate, car cela pourrait tourner au ridicule si c'est mal proposé, comme le heel turn, au mexique, du phénomène Mistico, mal géré par les créatifs (et aussi par le catcheur), qui n'a recueilli dans le public que de l'incompréhension, et à mis un sacré coup de frein au catcheur, en pleine gloire avant ça.

Bannister in a Cell.